Banale journée à Los Angeles
Dix mois plus tôt, lundi 3 septembre 2008, midi.
Le soleil commençait tout juste à se lever sur Los Angeles, avec une tasse de café et le journal quotidien pour la plupart des habitants. Mais Gabriella, Taylor, Chad et Zac préféraient profiter de cette journée autrement que par cette occupation qui distrayait tant la majorité de la population. Leur activité favorite était bien évidemment la même qu'un grand nombre d'adolescents de leur âge: faire la grasse matinée. Mais dès midi environs, leur cher passe-temps fut gâché par leurs ennemis de toujours: leurs parents qui venaient tambouriner à la porte de leur chambre toutes les cinq minutes, agacés par la fainéantise de leurs enfants:
“
Zac? Tu vas te réveiller?! Il est midi!
- Mmh, maman! Laisse-moi dormir...
- Non, tu as suffisamment dormi pour aujourd'hui, et en plus le repas est prêt. Allez, dépêches toi! Ne nous oblige-pas à manger ta portion de lasagnes!
- Bon ça va, ça va! J'arrive... ”
Sa mère, Susan Bolton, savait pertinemment qu'en matière de lasagnes, Zac se laissait mener par le bout du nez. Depuis toujours, celui-ci était terriblement fan de ce plat. Impossible de l'en faire décrocher. Ce dernier se leva en traînant des pieds, et alla ouvrir ses volets. Le temps était splendide ce jour-là, comme tous les jours en été en Californie. Pas un seul nuage dans le ciel et un radieux soleil. Encore au pays des rêves et d'une humeur quelque peut exécrable, Zac ne réalisa pas que la porte de sa chambre était toujours fermée. Ce qui devait arriver arriva, en voulant sortir, celui-ci se cogna violemment la tête contre sa porte et poussa un gémissement en pensant tout haut: « Oh c'est pas vrai... Je suis maudit, c'est pas possible! » Le pauvre. Une chose était certaine, ses plus grandes qualités étaient sa gentillesse, sa rigueur et sa sensibilité. Mais tout comme son père, au réveil, impossible de tirer quoi que ce soit de lui. C'était plutôt lui qu'il fallait tirer, et de son meilleur ami: son lit.
Lorsqu'il eut enfin comprit qu'il fallait qu'il ouvre la porte, il se dirigea vers le couloir, et put croiser sa « charmante » petite s½ur Anna, âgée de quatorze ans qui comme à son habitude ne s'empêcha pas de gentiment le taquiner:
«
Alors Zac? Je suppose qu'après tous ces jours tu as enfin compris le mécanisme d'une porte! C'est un peu tard à quinze ans... Tu ne crois pas? » Le garçon ne dit rien, esquissant un sourire en coin, elle avait gagné, encore une fois. Il lui rétorqua sur un ton faussement indifférent:
«
Ouais ça va, la méthode m'est rentrée dans la tête... Dans la tête! Il poussa un éclat de rire, sa s½ur le regardait une fois de plus comme s'il avait complètement disjoncté, mais il n'y prêta pas attention, et ajouta:
Toi, je te conseille de tailler la route direction la salle à manger si tu ne veux pas que je mange tes lasagnes en plus des miennes!-
Oh mais c'est qu'en plus de t'assommer contre la porte tu joues les Gargantua? Waouh.. Pauvres lasagnes! Répondit celle-ci sur un ton faussement triste en faisant semblant de pleurer.-
Oh... Tu veux un mouchoir? Ou même un oignon si tu n'arrives pas à pleurer toute seule. » Ajouta-t-il d'un ton moqueur, ce qui les firent rire aux larmes tout en se dirigeant ensemble vers la fameuse salle à manger.
Une fois qu'ils prirent place à table, le repas commença. John, leur père démarra alors la conversation:
«
Alors les enfants? Qu'es-ce que vous comptez faire aujourd'hui?
- Euh... Moi je ne sais pas. Je pense que je vais aller sur le web et puis je vais sans doute sortir un peu après. Répondit Anna.
-Moi je vais aller voir Gabriella, Taylor et Chad.
- Pas trop tristes de reprendre l'école demain? Leur demanda Susan.
- Ben... Si... Répondirent les deux jeunes en même temps en se lançant un regard avant de se tourner vers leurs parents.
- Vous verrez! Tout ira bien! Pas de quoi s'inquiéter.
- Ouais, c'est sûr. Et puis... Ça a l'air génial le lycée, après tout.
- Tout comme la dernière année de collège... » Renchérit Anna.
Tous deux étaient envahis par un soupçon d'angoisse pouvant se sentir dans leurs voix qu'ils essayaient pourtant tant bien que mal de cacher. Le repas familial se passa tout de même dans la joie et la bonne humeur, comme d'habitude. Dans un premier temps, Zac et sa s½ur racontaient toujours des blagues et des anecdotes croustillantes concernant la vie à l'école, leurs parents les écoutaient attentivement, leurs posaient des questions, leurs faisaient part de leurs impressions, tout comme n'importe quel parent s'intéressant à ce que faisait son enfant... La seconde partie du repas, en quelque sorte, était réservée exclusivement aux deux adultes, étant donné qu'ils parlaient de leur travail et des problèmes que pouvait connaître la société. Dès que ces types de sujets étaient abordés, les deux jeunes débarrassaient leurs assiettes et montaient dans leurs chambres respectives, ou parfois même, sortaient voir leurs amis.
Quatorze heures.
Après le repas de midi, c'est exactement ce que Zac fit ce jour là, il s'empressa d'aller se préparer, et sortit de chez lui la démarche joyeuse en se rendant chez Gabriella ( qui habitait la maison voisine ) comme il était convenu la veille. Alors qu'il marchait tranquillement dans les rues sereines du quartier résidentiel, il croisa la jeune fille prenant la même direction, suivit de quelques secondes plus tard par Chad et Taylor marchant ensemble. Lorsqu'ils se réunirent, ils s'empressèrent de se faire leur « top-là », celui qu'ils avaient l'habitude de faire depuis leurs trois ans.
«
Alors les amis? Bien dormi? Questionna Gabriella.
- Pfft. Tu parles, je faisais un rêve fantastiquement génial, et là, BADABOUM, il a fallu que ma mère vienne frapper à ma porte à coups de marteau pour passer à table. Super grasse matinée, pas vrai? Heureusement que c'était pas haricots verts à la carte, parce que sinon... Je crois que j'aurai jeté mes meubles par la fenêtre... Répondit Zac, faisant la moue.
-
Oh c'est pas vrai. TOI AUSSI?! S'exclamèrent les trois autres.
-
Ah... On y a tous eu droit, à ce que je vois! Renchérit-il avant de poursuivre.
Mais... Vous parlez des meubles ou... Du coup des parents qui...-
Des parents, pardi. Enchainèrent les autres, faisant également une tête effroyable.
-
Mais... Quand même un peu des meubles aussi. Je sais pas vous, mais moi, j'aurais limite balancé mon armoire par la fenêtre tellement mon père était insupportable. Seulement, je m'appelle Taylor et non... Musclor...–
Ah ça c'était bien trouvé! S'exclama Zac, frappant dans mains et riant aux éclats, ce qui fit également rire Gabriella et Chad.
–
N'empêche, poursuivit Zac quelque peu remis de son fou-rire.
Parfois je me demande si nos parents ne sont pas connectés...-
Carrément, mec! Ma mère m'a fait le même numéro, rassure-toi. Elle m'a dit que si je me ramenais pas dans les cinq minutes qui suivaient, je pouvais dire adiós amigos à mon steak frites.–
Ah... A toi aussi elle a fait le coup... Commença Taylor.
–
... De la menace de la portion manquante... Termina Gabriella.
–
Ouais exactement! S'exclama Chad, claquant les doigts vers leurs direction.
–
Eh, dis-donc les filles! Quelle synchronisation! Vous l'aviez répété? » Ajouta Zac, un sourire moqueur au coin des lèvres.
Tous se mirent à rire aux éclats. Lorsqu'ils se réunissaient comme cela, devant la maison de Gabriella, ils pouvaient discuter pendant des heures, voir y rester tout l'après midi, tellement ils avaient de choses à se dire. C'est ce qu'ils faisaient souvent après l'école avant de regagner leurs maisons respectives.
Dix-sept heures.
Dix-sept heures, Taylor regarda sa montre, et lâcha un triste soupire:
«
Oh, je suis vraiment désolée les amis, mais il faut que je rentre pronto. Ma mère veut absolument que je sois à la maison pour 17h15 car je dois l'aider.–
Oh déjà? On commençait tout juste à s'éclater... Poursuivit Zac sur le même ton.
–
Ouais c'est clair. C'est dommage que tu ne puisses pas gratter. Ajouta Gabriella.
–
Gratter? Avec une femme comme ma mère? Mais c'est mission impossible... Enfin bref. Bisous tout le monde, je vous adore, et... A demain pour l'inévitable rentrée. Ce soir on se parle sur MSN de toute façon. » Leur dit-elle avant de serrer ses amis dans ses bras.
Quelques instants plus tard, alors qu'elle s'apprêtait à partir sur le chemin du retour, Chad se précipita de la prendre par le bras en lui disant le regard charmeur imprégné:
«
Permettez, charmante demoiselle que moi, l'agent Spécial Chad 007 pour vous servir, vous raccompagne jusqu'à votre porte. Vous serez dans la sécurité la plus totale en ma compagnie.–
Eh, Chad, je te rappelle juste comme ça que tu n'es pas Charlie et ses drôles de Dames! Dit-elle en riant.
–
Que je sache, rêver n'est pas encore illégal. » Ajouta-t-il, lui faisant un clin d'½il.
Ils firent tous les deux signes à Gabriella et Zac et partirent en chemin.
«
Tu viens, Zac? On va chez moi! » S'exclama Gabriella lui souriant. Celui-ci accepta, et se rendirent main dans la main direction la maison. Une fois à l'intérieur, la jeune fille proposa au jeune homme de lui servir un verre, elle lui servit un verre de '7 Up', sa boisson préférée.
«
Merci, Gaby.-
De rien Zacky! S'exclama cette dernière dans un sourire.
Mais tu es sûr que ça va ? Tu as l'air... Préoccupé...-
Oh moi ? Euh... Ben tu n'as pas tout à fait tord... Je suis un peu tendu pour demain...-
Eh oui Zac. Demain les vacances ne seront plus qu'un souvenir... Poursuivit-elle en soupirant tristement.
-
Ouais... Tu te rends compte ? On rentre au lycée !-
Oui... Je suis vraiment trop angoissé !-
Comme nous tous, dit-il en s'approchant d'elle, posant doucement sa main sur son bras.
Mais... On va y aller ensembles, et puis... Si le hasard faisait qu'on ne serait pas dans la même classe, on se verrait toujours pendant les pauses, avant et après les cours. Continua-t-il dans un sourire serein et confiant pouvait se lire sur ses lèvres à cet instant.
-
Oui, tu as raison. Lui dit-elle avant de déposer un baiser sur sa joue.
Je parie que tu vas faire partie de l'équipe de basket vu que ton père en est l'entraineur!-
Oui c'est clair et net ! Lui dit-il en souriant.
Et toi du club de chimie avec Tayly, vu que vous adorez les maths. Poursuivit-il, lui adressant un clin d'½il.
-
Tu as tout à fait raison ! Je suis également sûre que ça intéressera Tayly. Et moi de mon côté, je te fais aussi le pari que Chad va y aller aussi!-
Euh... Je ne sais pas si après toutes ces années tu es enfin au courant, mais Chad a toujours eu horreur des maths. Lui répondit l'adolescent, estomaqué par la réponse de son amie.
–
Je le savais depuis des lustres, je ne parlais pas de la chimie mais du basket ! Wake up! Lui répondit-elle en riant.
–
Ah oui... Désolé, je suis à moitié.-
Chad? Tu veux dire...-
... Charlie et ses Drôles de Dames! »
Ils furent pris d'un inévitable fou-rire. Rien de mieux que pour soigner un désagréable trac qu'une bonne dose de fou-rire. Cela leur permettait d'oublier un peu ce qui les attendait le lendemain. Les quatre jeunes ne le savaient pas encore, mais l'année qu'ils allaient passer dans ce lycée allait leur réserver bien des surprises. Pendant que Zac discutait avec Gabriella chez elle, Chad, lui, raccompagnait Taylor.
«
Alors ? Pas trop stressé? Demanda-t-elle.
-
Moi ? Stressé ? Bah ! Tu veux rire ! Stresser ne fait pas partie de mon vocabulaire ! Dit-il, riant nerveusement.
-
Le rire trahit toujours nos pensées les plus profondes. Tu connais ce dicton? Lui répondit-elle, un sourire réconfortant au coin des lèvres.
-
Moi ? J'ai ri ? Non !-
Surtout vas-y prends moi pour une bille ! » Dit-elle riant aux éclats.
Les deux jeunes étaient enfin arrivés devant chez elle. Ils se dirent au revoir, mais la mission s'avéra impossible, comme à chaque fois, étant donné que lorsque l'un essayait d'embrasser une joue, l'autre suivait la même direction. A chaque fois qu'ils parvenaient enfin à se faire la bise, ils s'échangeaient un sourire niais. Chad partit chez lui, et Taylor rentra à l'intérieur. Toutefois, un bruit de voiture captiva son attention. Elle était de nature très impulsive, le moindre bruit, elle se mettait sur ses gardes, à l'affut, observant chaque détail. C'était le bruit d'un camion s'avançant vers la rue se trouvant en face de la leur.
Non loin de là, un camion cheminait la rue, et s'arrêta devant une maison. Une femme en sortit suivit d'une jeune fille qui devait avoir environs le même âge que nos quatre personnages. Elle regarda les alentours d'un regard malveillant. Elle avait horreur de ce genre de quartiers réservés selon elle, étaient uniquement réservés aux « fils à papa ». Sa mère lui avait dit qu'elle irait dans le lycée du quartier, c'était une nouvelle qui l'enchantait encore moins. Elle sentait que cette année passée dans ce lieu serait la plus désastreuse, encore une autre...
«
La « prison » et maintenant un quartier de bons samaritains. Toute cette « perfection » me donne la gerbe. Le lycée Westhock a vraiment l'air d'être Gosses De Riches Land avec des bellâtres gominés se pavanant à droite à gauche pour leur A au dernier exposé de géographie, et pour finir des poules de luxes qui se la ramènent avec leur ceinture Gucci. Ils vont tous payer... Sans exception. Comme ça ils verront bien de quoi je suis capable, moi aussi. » Pensa-t-elle, esquissant un machiavélique sourire.
Cependant, elle dut très vite revenir sur Terre:
«
Sarah? Viens m'aider s'il te plaît!
- J'arrive, maman. » Répondit-elle, prenant une douce voix.
Étai-ce pour cacher son jeu? Il n'y en avait pas l'ombre d'un doute. Celle-ci s'empressa de se diriger vers l'intérieur de la maison afin d'aider sa mère, une femme au foyer divorcée et submergée par son travail, désespérée des antécédents de sa fille, même si elle savait que tout ce qui était arrivé n'était pas de sa faute...
De retour sur Petticoat Lane, la rue de nos quatre adolescents, Zac et Gabriella étaient à présent connectés à l'adresse de celle-ci, et leurs deux amis étaient également au rendez-vous, ils avaient tous activé leur webcam et leur microphone.
«
Alors Taylor ? Charlie t'a bien raccompagnée ? Demanda ironiquement Gabriella.
-
Oui ! Ne t'en fais pas, Chad est un excellent agent spécial ! Répondit-elle sur le même ton.
-
Je suis maudit. Répondit le concerné en mettant ses mains sur son visage.
-
Oh ! Le pauvre! il est maudit ! Dirent les autres en ch½ur.
-
Oh arrêtez ! Vous êtes casse...-
Casse ? S'exclama Taylor
-
Laisse, Taylor, les mecs sont tous vulgaires de toute façon ! Répondit Gabriella, dépassée par le rire, tout comme les autres. Mais Taylor brisa le havre de convivialité qui les prenait en annonçant :
-
Ouais... Ce n'est pas tout ça, les amis, mais moi, j'ai une importante nouvelle à vous annoncer !-
AH OUI ? S'exclama Chad.
-
ET QUOI ? Continua Zac.
-
Surtout vas-y ! Ne te gène pas, Zac, voles mes répliques. Poursuivit Gabriella, faisant la moue.
-
Bon dites ! Vous avez fini votre petit cinéma et vous voulez bien m'écouter ?-
OUI MADAAAAME MC KESSIE ! Ajoutèrent les autres en ch½ur, se tenant tous droits comme des piquets et affichant un sourire niais, comme pour imiter des élèves faussement sérieux.
-
Bien ! Dans la rue en face de la notre, quelqu'un emménage !-
OH NON ! C'EST LE DEBARQUEMENT ! S'exclama Chad, agrippant ses mains à son épaisse chevelure, faisant semblant de paniquer.
-
Euh Chad... Commença Gabriella.
-
... Nous ne sommes pas en Normandie en 1945. Continua Taylor, agacée par le comportement de son ami qu'elle jugeait certaines fois puérile.
-
Bon mais vous n'avez pas encore fini, là de me voler mes répliques ? !-
NON GABY ! Crièrent les autres encore une fois en ch½ur.-
Oui... Bon, et alors ? Qu'es-ce que ça a de si extraordinaire que quelqu'un emménage ?-
Eh bien... C'est une femme et une fille qui s'installent et la fille à l'air vraiment bizarre. Elle scrutait les alentours en tournant la tête comme si son cou était complètement rouillé et puis... Je crois qu'elle m'a aperçu sur le seuil. Oui, car j'ai pas pu m'empêcher de regarder... Et elle m'a jeté un des ces regards! Imaginez, elle est dans notre lycée et encore pire dans notre classe ou si on est pas ensembles... Dans celle de l'un d'entre-nous... Si elle se montre toujours aussi coopérative, on aura pas de choix, on devra la prendre en filature!-
C'est peut-être seulement une apparence, peut-être qu'elle ne te regardait pas toi, et puis tu pouvais être plus discrète sur ce coup-là, la miss... Il vaut mieux attendre avant de prendre en filature cette fille débarquée de l'espace. Mademoiselle Sherlock Holmes. Ajouta Zac, un sourire malicieux au coin des lèvres.
-
Ouais, t'as peut-être raison. Ajouta Taylor.
-
Vous avez fait vos sacs pour demain ? Demanda Gabriella, toujours une question à poser.
-
OH PITIE ! PARLE PAS DES SUJETS QUI FACHENT ! Répondit Chad, complètement paniqué.
-
Eh, Chad ! Panique pas ! Avec Zac on s'est dit que ce serait une bonne idée si demain on irait tous ensembles au lycée. Comme ça... On aurait moins peur... Qu'es-ce que vous en dites, les amoureux ?-
Amoureux ?-
Nous ? HAHAHA ! Dit-il submerger par le rire.
Euh eh bien oui, c'est une excellente idée. Comme ça vous angoisserez moins, les filles.-
Entièrement d'accord avec toi, mec ! Ajouta Zac.
-
C'est parfait alors ! S'exclama Gabriella. »
Les quatre jeunes restèrent des heures à rire sur tout et sur n'importe quoi. Pendant ces heures, ils arrivaient à oublier le trac qui les envahissait. Leur vie en commun leur faisait un bien fou.
Le soir se coucha lentement sur Petticoat Lane, et sur Los Angeles tout entier. L'esprit de vacances qui planait sur la ville disparaissait peu à peu, et laissait place à une sorte d'intermédiaire, un intermédiaire entre l'été et l'automne.
Quelques heures plus tard.
Dans chacune de leurs familles, le dîner était surtout animé par les adultes. Aucun d'entre eux n'avait envie de parler. Ils ne pensaient qu'à une chose : la journée du lendemain. Les cours, l'équipe de basket, le club de chimie, les devoirs, les examens... Ce train de vie dont ils ne s'étaient plus habitués leurs faisait presque peur, même s'ils savaient au fond d'eux qu'ils seraient dans la même classe. Tous avaient l'estomac serré, l'appétit réduit. Vingt et une heure s'affichèrent à la pendule, chacun gagna sa chambre, puis son lit...
La nuit fut terriblement agitée. Aucun d'eux n'arrivait à dormir. Gabriella ne cessait de regarder son sac à dos qu'elle avait vérifié une dizaine de fois avant d'aller se coucher, Taylor, elle, essayait en vain de fermer les yeux, mais ses pensées finissaient toujours par la réveiller. Chad et Zac, eux, fixaient le plafond en attendant.
Ils attendaient, remuaient, réfléchissaient, soufflaient... Ils n'avaient hâte que d'une chose : que le marchand de sable vienne les délivrer de cette attente qui les angoissait de plus en plus au fur et à mesure que l'heure tournait. Au bout de quelques instants, le sommeil s'était emparé de leur corps, et tous savaient qu'ils pouvaient dormir en paix, à travers l'obscurité pesante de la nuit afin d'attaquer comme il se devait l'inévitable rentrée.
. . . . . . .. . . . . . .. .. . . . . .. . . . .. . . . . . . . . . . . . . .. . . . . .
Voilà le chapitre 1 posté. Comment va alors se passer leur rentrée? Seront-ils ensembles?
Mettez au moins deux commentaire construits. :)
. . . . . . .. . . . . . .. .. . . . . .. . . . .. . . . . . . . . . . . . . .. . . . . .